CONNAISSANCES DES ARTS |  pour DDessin {17} | Mars, 2017

 

 

DDESSIN {17} | March, 2017

« Le travail de Marie Boralevi inclut des créatures imaginaires saisissantes. Ses dessins et gravures sont incisifs. Il s’agit d’un travail patient et minutieux sur des êtres hybrides, qui ravive l’enfance… »

 

 

 

 

 

 

MANIFESTO XXI | Beaux arts, Rencontres | Marie Boralevi : Graver Le Rêve par Elora Weill-Engerer | Rédactrice chez MANIFESTO XXI | Septembre, 2016

« Entre clownerie et sauvagerie, il y a le monde imaginaire de Marie Boralevi. Galerie des monstres ou grands enfants ? Rencontre avec une artiste à l’image de ses œuvres… »

 

 

 

 

 
 
 
 
ARTENSION 138 | Rêves de l’ombre, Marie Boralevi par Ileana Cornea | journaliste et critique d’art chez Artension | Juillet, 2016

« Des personnages – dont les corps parfois extravagants gardent la mesure et les proportions d’une beauté de l’ordre du merveilleux – se montrent souvent à deux, dans une relation d’intimité et de connivence d’une grande poésie. (…) Marie Boralevi se laisse bercer par le plaisir de l’incise (…) La couleur est absente. Les scènes semblent posées, détourées, comme les ombres portées sur les parois d’une caverne. Des visions instantanées, faisant coïncider le passé avec le présent, le sauvage avec le civilisé, l’oeil de l’animal avec l’oeil de l’être humain, réunis dans une tendre complicité… Les situations grotesques aussi, violentes, délirantes, cocasses, composent également les étranges impressions d’Afrique gravées ou lithographiées. Leur violence ne prête pas à conséquences. Quand l’humour rencontre la lumière, l’effroi s’estompe. Dans ces oeuvres, rien ne semble véritablement réel car tout est prêt à disparaître. (…) Marie Boralevi exploite les possibilités de l’image imprimée dans leur propre essence, poussant sa technique jusque dans ses retranchements, là où la technique rencontre la poésie, et la poésie rencontre le rêve… »

 

 

DDESSIN {16} | Marie Boralevi par Oriane Girard | assistante DDessin {16} | Avril, 2016

« Marie Boralevi est une artiste aux talents aussi hybrides que ses personnages dont l’ambiguïté brouille la nature de leur identité. Graveuse et dessinatrice, elle maîtrise aussi bien les procédés de la gravure, tels que le vernis mou, l’eau-forte, l’aquatinte et la pointe-sèche, que les techniques mixtes du dessin. Animés par des traits aux tonalités de noirs d’encre et de mines de plomb, les héros masqués de sa mythologie se profilent entre une bestialité fauve et une féminité de guipure. Titanes, Géantes et Amazones portent mille grimages : panaches de plumes, colliers aux perles d’ambre, bijoux en corne ivoirine, ramures de cerfs et poupées de clous… Ces identités de collage reflètent une part de notre humanité mais aussi de notre animalité camouflée, étouffée. Chaque dessin, chaque gravure, constitue à lui seul un récit interrompu à l’instant le plus paisible de sa narration. Le silence du papier opalin enveloppe de curieux personnages, laissant s’exprimer l’intensité fougueuse et tout à la fois inerte de leurs corps alanguis. Le trait est primitif, la ligne est origine, les contours n’ont plus d’âge. Sous le chapiteau de ce cirque nomade, des saltimbanques d’un autre temps jouent la comédie de l’hybridité genrée et dégénérée. »

 

 

TRYGGVE KOTTAR  | aux éditions du Chemin de Fer | Mars, 2015

« Tryggve Kottar vit à l’écart d’un hameau, dans un temps incertain, quelque part en Scandinavie. Ses journées ne sont contraintes que par le travail du potager, et s’écoulent paisiblement entre introspection et contemplation de la nature. Quand un élan, à la saison de ses amours, vient affoler cette quiétude par ses ébats, tout bascule alors inexorablement dans la vie jusque là délicieusement hors du monde de Tryggve Kottar. Dans ce premier roman, porté par une langue d’une profonde originalité, Benjamin Haegel s’attaque à une histoire hallucinante qui nous plonge sans ménagement dans la face érotique du retour à la nature, qui nous emporte, sans que l’on s’en méfie, à la découverte de la part animale qui affleure sous le vernis de notre apparente humanité. Les chimères androgynes de Marie Boralevi oscillent entre l’humain et l’animal, se jouent, avec une extrême acuité et autant de délicatesse, de la violence qui les sous-tend. »

 

 

PRUSSIAN BLUE #8 | Les dessins animistes de Marie Boralevi, par Florent Papin | Mars 2015
 
« (…) à travers les créatures métamorphiques de Marie Boralevi, les caractères humains semblent moins complétés que prolongés, parachevés par la fibre, la barbe animale, les agrégats buissonneux, les formations osseuses. Comment ne pas distinguer l’affirmation d’une ontologie animiste, système d’appréhension du réel dans lequel « un humain peut s’incorporer dans un animal ou une plante, un animal adopter la forme d’un autre animal, une plante ou un animal ôter son habit pour mettre à nu son intériorité objectivée dans un corps d’humain. A cela tient la puissance trouble des dessins de Marie Boralevi. Et de cela dérive leur pouvoir chamanique, donnant accès à des formes d’intériorité insoupçonnées, d’avant la séparation des espèces. Ce temps disparu d’une physicalité indivise, dont ne subsiste que la communicabilité des âmes, toute figuration animiste part à sa recherche, par la « sur-naturalisation d’un corps à la physicalité trop spécialisée, afin qu’il retrouve la polyvalence que la spéciation lui avait fait perdre ». Trouble plus grand encore, à y regarder attentivement, que celui causé par des physicalités par trop humaines, parfaites dans leurs lignes, leurs proportions, leurs expressions. Oui, trop humains ces corps que ne diminuent par les flèches qui les transpercent, que n’importunent pas les minuscules génies qui les taquinent. Comme si les attributs humains n’étaient qu’une enveloppe, le masque porté par un Autre – esprit, plante, animal – pour entrer en contact avec l’Homme, suivant « la perspective sous laquelle il pense que l’homme s’envisage lui-même ». Voilà la causalité agissante des dessins de Marie Boralevi, qui leur confèrent une telle puissance d’expression. Ce que nous pensions être des projections anthropomorphiques se révèlent être un stratagème des esprits pour accéder à notre intériorité, là où se lovent « nos bêtes intérieures », titre et sujet de l’une des gravures les plus captivantes. »

 

 

TELERAMA | pour l’exposition « Animal kingdom », par Bénédicte Philippe | Novembre, 2014

« Assister à l’émergence d’un artiste intense est quelque chose de rare, c’est un moment particulièrement émouvant. C’est ce qui s’est passé récemment avec Marie Boralevi : cette jeune artiste tout juste lancée a remporté le prix du jury du concours organisé chaque année par la galerie la Ralentie, à l’unanimité ! Le prix gagné – cette exposition – permet de faire rayonner son œuvre en grand format et de partager plus largement les émotions. Dessinateur virtuose, graveur, la jeune femme fait danser son bestiaire imaginaire sur les pierres du lieu à la manière des primitifs : à la pointe du crayon, elle brosse avec grâce la drôlerie et la cruauté de la comédie humaine… »

 

 

DDESSIN {14} | Carte Blanche à Evelyne et Jacques Deret | Art Collector | Mars, 2014

« Marie Boralevi grave et dessine des personnages puissamment saisissants. Elle les promène au fil de ses œuvres, les met en situation et en dialogue tout au cours  de son travail. Dans les scènes qu’elle propose, les bêtes investissent  le papier nous plongeant  dans des scènes violentes, primitives et cependant sophistiquées. Ces bêtes semblent sorties tout droit de ces rêves que l’on n’en finit pas de faire,  tout  comme l’on n’en finit jamais avec son enfance ! Le sens est à trouver, l’histoire reste à inventer pour chacun. Je l’ai découverte en mai 2010  lors des États-Généraux de la Femme où elle avait été retenue pour une exposition à Science Po, Paris, lors de la  journée de clôture des États-Généraux de la Femme. Et elle a d’ailleurs fait l’objet d’une publication dans le magazine ELLE du 7 mai 2010. Je n’ai eu de cesse de la retrouver et j’ai eu le plaisir d’être sa première collectionneuse.  J’aime beaucoup son travail pour sa puissance et sa délicatesse à la fois : puissance des thèmes, puissance de la gravure et délicatesse du traitement sur le papier. »

 

 

CONNAISSANCES DES ARTS |  pour DDessin {14} | Mars, 2014

 

 

 

 

 

ACTUEL #2 | « Parlons gravure » | Septembre, 2014

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ELLE | Impossible éclocion pour « les Etats-généraux de la femme » | 7 mai 2010

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